cadre   - Nous sommes le Jeudi 12 Décembre 2019 et il est 14:57
 
"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
UNAFAM
- UNAFAM - Délégation Loir et Cher 41 - centre -
-Association reconnue d'utilité publique-
   
bloc_h_g Menu général bloc_h_d
  Retour à l'accueil
  Urgence:joindre qui?
  Laisser un message
  Qui sommes nous ?
  Des témoignages
  Notre région
  Les sites UNAFAM
  Liens utiles
  Espace GEM ou Club
bloc_b_g bloc_b_d
bloc_h_g Les dernières actualités bloc_h_d
  Les actualités du 41
  journée annuelle psychiatrie 10/12/2019
  les nationales...
avis de décès - jacques dreyer-dufer unafam11
  Les départementales
aah : debat sur le revenu universel d'activite
bloc_b_g bloc_b_d
bloc_h_g Les utilitaires du site bloc_h_d
  Mises à jour du site

  Moteur de recherche
  Le plan du site
  Les pages préférées
  Les pages sonorisées
bloc_b_g bloc_b_d
bloc_h_g Accès réservé bloc_h_d



bloc_h_g bloc_h_d

QUELQUES ACTUALITES NATIONALES CONCERNANT LES MALADIES PSYCHIQUES

visibles sur les sites des délégations UNAFAM 02 - 11 - 16 - 17 - 19 - 21 - 23 - 30 - 34 - 39 - 41 - 48 - 58 - 66 - 71 - 80 - 84 - 87 - 89 - 972

Franco Basaglia    Thomas More   Delacroix   Machiavel      Pinel visitant les aliénés   Le Politique de Platon   Lucien Bonnafé le désaliéniste   l'Assemblée Nationale        

FAUT-IL RENOMMER LA SCHIZOPHRENIE ? 18/05/2015

Article sélectionné par Jean-Claude

In SQS Société Québécoise de la Schizophrénie

Mai 2015

Faut-il renommer la schizophrénie ?

 Certaines personnes croient que la meilleure façon de réduire la stigmatisation associée à la schizophrénie serait de… renommer la maladie. Nous vous présenterons donc les arguments avancés par les partisans et les opposants au changement de nom sans prendre position. À vous de juger! 

 Note : Les arguments présentés ne sont qu’un résumé de la littérature sur le sujet. Ils ne représentent pas l’opinion de la Société québécoise de la schizophrénie.

 Le terme « schizophrénie » fait l’objet d’un débat depuis de nombreuses années. Certains sont convaincus qu’attribuer un autre nom à la maladie améliorerait l’image à laquelle on l’associe. D’autres croient tout simplement que cela ne changerait en rien la perception négative à l’égard de la maladie. 
 




SUITE DE L'INFORMATION

Faut-il renommer la schizophrénie ? (suite)

En effet, le mot « schizophrénie » est lourd de sens : il porte le poids de la stigmatisation associée à la maladie mentale. Chez les personnes moins informées, le terme fait référence à plusieurs préjugés véhiculés dans la société, à savoir que les personnes atteintes de schizophrénie seraient retardées, paresseuses, violentes, auraient un dédoublement de personnalité...

Souvent les médias sont pointés du doigt comme étant la source de ces préconceptions. Il est vrai qu’il suffit d’une manchette négative pour alimenter « la peur du fou ». On peut accuser les médias de sensationnalisme, mais il est important de noter qu’ils ne sont en fait que le reflet de la population.

La connotation négative a donc une origine plus profonde : la peur.

 En effet, la stigmatisation des personnes atteintes d’une maladie mentale dure depuis très longtemps. Au Moyen-âge par exemple, on marquait d’un coup d’épée au visage les gens considérés comme dangereux, tels que les gens atteints de troubles mentaux. Dans le même ordre d’idées, il a fallu attendre Philippe Pinel (1745-1826) pour mettre fin à la pratique de l’usage des chaînes en milieu psychiatrique en France.

Il faudrait donc dissocier la maladie mentale de la peur de la différence et de ce qu’on ne connaît pas. Certaines personnes croient que la meilleure façon de réduire la stigmatisation associée à la schizophrénie serait de… renommer la maladie.

 Nous vous présenterons donc les arguments avancés par les partisans et les opposants au changement de nom sans prendre position. À vous de juger!

 Est-ce que renommer la schizophrénie réduirait la stigmatisation associée à cette maladie? Voyons voir les arguments avancés par les partisans du changement de nom.
 

Est-ce que renommer la schizophrénie réduirait la stigmatisation associée à cette maladie? Voyons voir les arguments avancés par les partisans du changement de nom.
 

1-Le terme ne convient pas aux caractéristiques de la maladie

 Il n’y a pas de doute que le premier argument invoqué en faveur d’un changement de nom pour la schizophrénie est la désuétude du mot lui-même. Si le terme est invalidant et stigmatisant, il est surtout inapproprié. À l’origine, le psychiatre suisse Eugen Bleuler (1857-1939) croyait que des symptômes fondamentaux « représentaient une dissociation plus ou moins nette des fonctions psychiques »1. Ainsi, le mot « schizophrénie », dérivé du grec « schiz » (fractionnement) et « phrên » (esprit), suggère un dédoublement de la personnalité.

 Or, cette conception de la schizophrénie ne correspond pas à la compréhension que nous avons aujourd’hui de la nature psychotique de cette maladie qui altère la réalité, le jugement.

 L’esprit d’une personne atteinte de schizophrénie n’est pas fractionné.

2-Changer un nom permet de changer l’image qui y est associée

 Changer de nom est une stratégie de marketing souvent utilisée par les industries pour améliorer leur image. Cette méthode a depuis longtemps fait ses preuves pour les compagnies de produits et services qui ont, de fait, réussies à leurrer les consommateurs. La même logique pourrait donc s’appliquer avec la schizophrénie et cette fois dans un but social positif. Pour illustrer cet argument, certains évoquent le cas de la trisomie 21 en disant que les gens qui en sont atteints sont aujourd’hui mieux acceptés et respectés depuis l’adoption de ce nom au lieu du terme « mongolisme ».

En plus de changer l’image que les gens en général ont associé à la schizophrénie, un changement de nom pourrait aussi changer l’image de soi chez les personnes atteintes. Le Japon a tenté l’expérience et a apporté des changements dans les années 1990.

Au lieu de « Seishin Bunretsu Byo » (esprit divisé), ont dit maintenant qu’une personne est atteinte de « Togo-shitcho sho » (trouble de l’intégration).

 Suite à ce changement de nom, les patients affirment, entre autres, que la stigmatisation a diminué, qu’ils acceptent mieux le diagnostic et adhèrent plus au traitement. Le taux de suicide a aussi diminué, ce qui indique que les patients ont effectivement une meilleure image de soi.

Imprimer cette news



bloc_b_g bloc_b_d
 
Copyright © 2005-2015 Site - UNAFAM - Délégation Loir et Cher 41 - Région centre
Groupe de sites conçu et développé par Jacques DREYER-DUFER bénévole UNAFAM        Voir les autres sites du groupe        Mentions légales